Translation picturale I - Étude colorimétrique en Camargue

Dernière mise à jour : 27 août
Fragments et matière
Journal de création - Recherche & iconographie (Série)
La Camargue agit ici comme un espace de captation.
Après les pluies, l’eau se charge de terre, devient ocre, dense, presque picturale. Elle ne reflète plus seulement le paysage : elle le transforme. Les contours se dissolvent, les matières se confondent.
Les roseaux dessinent des lignes verticales, couleur paille, comme une écriture lente dans ce territoire saturé.
La steppe encore verte, grasse, retient la lumière et multiplie les nuances.

Dans cette matière en mouvement, le cheval blanc apparaît. Non comme figure centrale, mais comme présence. Lavé par la pluie, il se reflète dans l’eau chargée de pigments naturels, comme absorbé par le paysage lui-même.
Ce que je prélève ici n’est pas une image, mais une structure colorée. Une manière dont la nature compose.
À partir de ces observations, j’ai engagé un travail de translation :
_ peinture sur papier de riz
_ peinture sur toile
_ illustration numérique
Les gestes restent simples, presque élémentaires.
Superposition, absorption, diffusion.
Le motif n’est pas dessiné : il émerge.
Entre observation et interprétation, ces fragments camarguais prolongent une réflexion sur la mémoire des matières: comment une couleur issue du réel peut devenir langage visuel.


Texte développé à partir d’une recherche personnelle, avec assistance rédactionnelle IA
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